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septembre 2009, Ychoux. Situation du refuge
L'Ecrin de Pandora
Les précisions
du Préfet
La Préfecture des Landes souhaite apporter des précisions
quant à la situation du refuge privé pour animaux
domestiques «L'Ecrin de Pandora» installé sur
la commune d'Ychoux.
Ce
refuge fait actuellement l'objet d'une procédure administrative
au titre de la réglementation des Installations Classées
pour la Protection de l'Environnement. L'exploitante a été
mise en demeure, par arrêté préfectoral du
15 juin 2009, de diminuer les effectifs détenus à
9 chiens sevrés, dans un délai de 3 mois : cette
alternative est la seule envisageable pour une mise en conformité,
car l'établissement (où sont détenus une
soixantaine de chiens) est situé à moins de 50 mètres
du plus proche voisin.
La réglementation sur les Installations Classées,
qui a pour but de prévenir et de réduire les nuisances
(bruits, odeurs, pollutions…), impose notamment une distance
minimale d'implantation à plus de 100 mètres du
voisinage, et l'obtention au préalable d'une autorisation
d'exploiter (après étude d'impact et enquête
publique), lorsque l'effectif compte plus de 49 chiens.
S'agissant du refuge d'Ychoux créé en 2008, aucune
démarche n'a été engagée initialement
par l'exploitante pour une déclaration d'activité,
ni pour une régularisation ultérieure. Malgré
les avertissements répétés de l'Administration
depuis décembre 2008, l'effectif a continué de croître,
et d'importants manquements ont été relevés
sur les conditions d'hébergement des chiens et de fonctionnement
du refuge.
Il est à noter que l'exploitante a implanté son
refuge en ayant conscience de l'irrégularité de
la situation, car elle a déjà fait l'objet des mêmes
avertissements dans un autre département où elle
s'était précédemment installée. Un
recours a également été déposé
au Tribunal Administratif de Pau (selon la procédure des
référés), par une association constituée
pour son soutien, en vue de suspendre l'application de l'arrêté
de mise en demeure, mais ce recours a été rejeté,
confirmant par là-même le bien-fondé de la
procédure engagée par l'Administration.
Le délai fixé pour le respect de la mise en demeure
(3 mois – il s'agit là du délai maximal permis
par la réglementation des Installations Classées)
doit permettre à l'exploitante de placer un maximum de
chiens (en adoption, famille d'accueil ou dans d'autres refuges…).
A l'issue de ce délai, une nouvelle inspection sera réalisée.
Si l'arrêté de mise en demeure n'est pas respecté,
un procès-verbal sera établi et des mesures administratives
adaptées à la situation seront prises : la procédure
pourrait alors aboutir, si cela s'avérait nécessaire
et après avis du Comité Départemental de
l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques (CODERST),
à une suspension d'activité. Dans un tel cas, il
serait bien entendu fait appel à d'autres associations,
dont les installations et le fonctionnement sont conformes aux
règles environnementales et de protection animale, pour
assurer l'accueil et le placement des chiens.
Reportage
© Pyrénéesinfo/Eric Bentahar.
Photo © Pyrénéesinfo Images.