Dernière mise à jour: le 10 septembre 2008

Dossier - L'ours dans les Pyrénées

Retrouvez toute l'actualité de l'ours dans les Pyrénées à travers les reportages écrits, photos et vidéos de la rédaction de Pyrénéesinfo.

Les reportages

10 septembre 2008, Ours. Balou placé sous surveillance
Après avoir été blessé par un chasseur qui l’avait pris pour du gibier, lors d’une battue au sanglier à Prades (Ariège), l’ours Balou a été placé sous surveillance par l’équipe de suivi technique des ours dans les Pyrénées. Selon l’Agence France Presse, l’animal pourrait être installé entre l’Ariège et l’Aude, à quelques kilomètres du lieu de tir. Il est blessé mais vivant, mais le comité de suivi ne veut pas indiquer sa position précise.

20 mai 2008, Bagnères. Retour sur le colloque homme-ours
Pays de l’Ours-Adet a organisé du 15 au 17 mai 2008 le premier colloque pyrénéen sur la cohabitation hommes – grands carnivores (ours et loups) en Europe.
30 intervenants, de 8 pays différents ont présenté leur expérience et ont échangé avec les 140 participants, venus de 18 pays européens. Ce colloque a permis de mettre en évidence que la France est pionnière en matière de technique de cohabitation. Aucun autre pays européen n’a de système d’indemnisation des dégâts plus complet et plus rapide. De même, nous sommes en pointe sur les techniques de mise en place et de suivi des chiens de protection et d’aide aux bergers (assistance humaine, moyens de communication, transport de matériel…). Ce colloque a également consacré le succès des opérations de valorisation des produits pastoraux avec l’image de l’ours menées dans les Pyrénées en collaboration entre des associations environnementales (Pays de l’Ours-Adet, FIEP Groupe Ours Pyrénées) et des associations d’éleveurs. Ces productions rencontrent un succès tel que la demande est très supérieure à l’offre. Les initiateurs de ces actions-pilote souhaitent maintenant obtenir le soutien du Ministère de l’Agriculture pour développer ces filières aux perspectives prometteuses. Samedi après-midi, l’institut de sondage IPSOS a présenté les résultats de l’enquête d’évaluation menée auprès des éleveurs français ayant bénéficié des actions du programme Life Coex depuis 2004. Les résultats sont très positifs. Eleveurs comme associations demandent aux représentants de l’Etat que ces actions soient pérennisées en 2009, le programme life Coex se terminant à l’automne 2008. Partout en Europe, la cohabitation hommes – grands carnivores pose des questions, certaines communes, d’autres spécifiques, et demande des efforts. Partout, des hommes travaillent dans l’intérêt général du maintien de l’élevage et de la protection de l’environnement. Tous les participants au colloque ont affirmé que la cohabitation est possible et ont constaté que tous les éléments étaient réunis en France pour l’assurer, pour autant que l’ensemble des partenaires concernés acceptent d’y travailler ensemble. Ceux qui s’y opposeraient encore porteraient la responsabilité des retards pris dans la généralisation des techniques de cohabitation, qui sont pourtant dans l’intérêt des éleveurs (Communiqué de l'association Pays de l'Ours-Adet).

14 mai 2008, Bagnères-de-Luchon (31). Quatre incendies dans la commune
Les gendarmes de Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) ont comptabilisé pas moins de quatre incendies sur la communes, dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 mai 2008. Des pneus ont été incendiés dans cette commune qui accueillera cette semaine un colloque européen sur l’ours. Les gendarmes n’excluent pas un lien entre les deux manifestations dans cette commune qui a connu la première attaque d’ours en 2008. C’était il y a une dizaine de jours (Pyrénéesinfo).

13 avril 2008, Luchon. Un colloque autour de l'Homme et l'Ours
Pays de l’Ours-Adet organise du 15 au 17 mai 2008 à Luchon (31) un colloque international intitulé «Des ours, des loups et des hommes : initiatives européennes pour la cohabitation et la valorisation». Ce colloque s’inscrit dans le cadre du programme européen «Life-Coex», dont l’objectif est d’améliorer la coexistence entre les grands carnivores et l’agriculture en Europe du Sud. Du 15 au 17 mai à Luchon, 30 intervenants, de 8 pays différents, présenteront leur expérience et leur réflexion autour de 3 thèmes :
- Cohabitation : prévention des dégâts, protection des troupeaux, renforcement de la présence humaine auprès des troupeaux et un important module sur les chiens de protection.
- Ecotourisme : les expériences françaises et étrangères de développement touristique liée à la présence de l’ours et/ou du loup.
- Valorisation : les expériences françaises et étrangères de valorisation des productions locales liée à la présence de l’ours et/ou du loup (fromages, viande…).
Le colloque réunira des techniciens, responsables administratifs et associatifs de toute l’Europe travaillant sur l’amélioration de la cohabitation hommes-prédateurs en Europe, en dehors de toute position militante. On attend des participants d’une vingtaine de pays différents, de la Russie au Portugal, en passant par l’Albanie, la Croatie, la Grèce, la Roumanie, l’Italie...
+ d'infos sur le site www.symposium2008.paysdelours.fr.

28 novembre 2007, Ariège. Une vidéo de Pollen et Bambou
Une nouvelle vidéo mise en ligne sur le site internet de l'association Pays de l'Ours-Adet (www.paysdelours.com) permet d'avoir des nouvelles rassurantes des deux oursons Pollen et Bambou. Ces images ont été réalisées par Laurent Chayron (technicien à la Fédération des chasseurs de l’Ariège) et l’Equipe Technique Ours, en septembre dernier, sur la commune de Sentein (Ariège). La comparaison avec la vidéo réalisée en avril par Michel Tonelli et l’Equipe Technique Ours (également en ligne sur le site) est étonnante : de petites peluches fragiles, Pollen et Bambou sont devenus deux solides oursons de 15 à 20 kg environ. Les données de localisation restant fixes depuis plusieurs semaines, il est très probable que le froid et la neige arrivés sur les Pyrénées aient poussé Hvala et ses oursons dans la tanière pour l’hiver.
Il est de coutume dans les Pyrénées que les ours lâchés et les oursons baptisés soient parrainés. Pollen et Bambou ne peuvent imaginer que la personnalité qui veillera sur leur avenir n’est autre que le célèbre photoreporter Yann Arthus-Bertrand, qui vient d'informer de son accord. Grand défenseur de la planète et de la biodiversité, à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages et expositions, Yann Arthus-Bertrand s’est dit «honoré de cette proposition», qu’il «accepte avec plaisir». Il suivra avec attention et bienveillance la vie de ses nouveaux filleuls dans les Pyrénées.

30 août 2007, Paris. Un complément d'enquête demandé
Une enquête sur l'origine des plombs. Lors de l'autopsie de l'ourse Franska, des plombs ont été retrouvés dans le cadre. S'ils ne sont pas à l'origine directe de la mort de l'animal, ces plombs ont des propriétaires ! Et la Secrétaire d'Etat a demandé un complément d'enquête au Procureur de la République. L'article.

11 août 2007, Paris. Interview de la Secrétaire d'Etat à l'Ecologie
Le plan ours n'est pas remis en cause. Un simple accident qui ne remet pas en cause le plan de réintroduction des ours dans les Pyrénées. Même s'il faudra attendre le bilan à mi-parcours, la mort de Franska, après celle de Canelle, ne décourage pas le Gouvernement. L'article.

9 août 2007, Lourdes. Décès de l'ourse Franska
Une voiture fauche l'ourse Franska.
L'ourse Franska est morte ce jeudi 9 août 2007 au petit matin, fauchée par une voiture sur la voie rapide entre Lourdes et Argelès. Un décès, accidentel, qui met fin à toutes les polémiques autour de la présence de cet ourse lâchée le 28 avril 2006 à Bagnères-de-Bigorre. L'article et les réactions.

25 juillet 2007, Bédous. Un ours attaque des brebis
Des brebis ont de nouveau été attaquées dans les Pyrénées. Mais il semblerait bien que Franska ne soit pas en cause cette fois-ci ! L’attaque, confirmée par la Préfecture des Pyrénées-Atlantiques et les agents du Parc national des Pyrénées, a été faite par un ours sur la commune de Bédous, dans la vallée d’Aspe. Franska ayant été localisée dans les Hautes-Pyrénées, il ne peut s’agir de cet animal.
Six brebis ont été tuées et un bélier a été blessé lors de l’attaque. Une procédure d’alerte et d’indemnisation a été lancée immédiatement, a rappelé la Préfecture béarnaise. Une rencontre entre les éleveurs et les élus doit être organisée ce jeudi 26 juillet 2007 à Toulouse, avec la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet (Pyrénéesinfo-Eric Bentahar).

16 juillet 2007, Préfecture. Le Préfet appelle à un retour au calme !
Reportage. En marge d'une conférence de presse sur la délinquance, le Préfet des Hautes-Pyrénées est revenu sur le cas de Franska, mais aussi sur la responsabilité des élus et des éleveurs. Il appelle à un retour au calme sur la zone. L'article.

16 juillet 2007, Parlementaires. "La sécurité est en jeu"
Reportage. Parlementaires et Conseillers généraux se sont réunis en urgence pour réagir aux dégâts provoqués par l'ourse Franska. Ils veulent que l'Etat prenne une décision en urgence pour la sécurité des personnes, et l'image du département. Ils ont décidé de saisir le Président de la République Nicolas Sarkozy. L'article.

14 juillet 2007, Tuzaguet. Ils tentent d'effrayer Franska
Les éleveurs passent à l'action. Pour la deuxième fois, ils ont pris leurs armes pour tenter de faire remonter Franska dans la montagne. L'animal a été vue ce jeudi 12 juillet 2007 aux portes de Saint-Laurent de Neste. L'article...

12 juillet 2007, Tarbes. Des brebis mortes devant la Préfecture
Vidéo. Si leur nombre n'était pas impressionnant, leur détermination est bien présente. Des éleveurs venues des vallées pyrénéennes ont déversé des cadavres de moutons devant les grilles de la Préfecture où ils étaient venus rencontrer le Préfet. Le reportage vidéo.

10 mai 2007, Estaing. Trois brebis tuées par un ours
A peine réveillé, et déjà les ours refont parlés d'eux ! Mercredi 9 mai 2007, les agents du Parc Nationale des Pyrénées ont constaté un "dégât d'ours", selon la formule employée par la Préfecture des Hautes-Pyrénées dans un communiqué publié dans la soirée du jeudi 10 mai 2007. L'article.

23 avril 2004, Préfecture. Un collier pour Papillon
L'ours qui se promène sur le secteur de Luz-Saint-Sauveur sera bientôt équipé d'un radio-émetteur afin de permettre un meilleur suivi de l'animal. Il pourrait s'agir de Papillon, vieux mâle pyrénéen autour de nombreuses prédations. L'article.

Les vidéos

12 juillet 2007, Tarbes. Des brebis mortes devant la Préfecture
Si leur nombre n'était pas impressionnant, leur détermination est bien présente. Des éleveurs venues des vallées pyrénéennes ont déversé des cadavres de moutons devant les grilles de la Préfecture où ils étaient venus rencontrer le Préfet. Le reportage vidéo.

Vos réactions et commentaires
12 juillet 2007, Roxy-17. Retour en Slovénie !
c pa labatre kil fo !!! c le ramené en slovenie c tout ! pfff menerv c histoire la.

Les réactions des associations
Ours. Ours, vautours... et le silence de l' Etat !
Par l'Association pour la sauvegarde du patrimoine pyrénéen.
Trop, c'est trop ! Encore, hier, une attaque de l'ourse Franska dans un village du Nistos. Les brebis étaient tenues dans un enclos, à l'abri, en principe, du prédateur. Mais l'ourse a poussé la barrière et s'est servie en dévorant ou blessant 11 brebis au total dont 4 ont du être euthanasiées par le vétérinaire. Nouvelle hécatombe, nouvel écoeurement des éleveurs ! L'ASPP remet en question le système d'information établi par le Plan Ours.
L' information concernant la localisation de l'ourse est souvent «vieille» de plusieurs jours. Il est procédé seulement à 3 localisations par semaine. Mais en raison de la météo, du relief et de l'emplacement de l'ourse, l'équipe technique ours (ETO) ne peut pas assurer sa régularité, avouait Monsieur Quenette, son responsable, lors de la réunion, en urgence, du Comité départemental du pastoralisme et de la gestion de l'espace montagnard, le vendredi 22 juin 2007. Il s'exprimait aussi sur la danger possible encouru par les membres de son équipe s'ils s'approchaient trop près de cet animal. Ce qui est dangereux pour les agents de l'ETO, ne le serait-il pas pour toute autre personne qui parcoure la montagne : éleveur, promeneur, randonneur...?
L' ASPP dénonce l'absence de réactivité de l'équipe technique ours (ETO). En effet, il vaut mieux évitez les attaques d'ours le week-end ; c'est ce qu'a pu constater Monsieur François Campan, qui l'a vainement contactée dimanche matin. C'est l' ONCFS et la gendarmerie qui se sont déplacés et ont procédé au constat. Le retard et/ou l'absence des informations sur la localisation de cette ourse, qui au dire de l'ETO a une fréquence de déplacement au-dessus de la moyenne, qui est «très discrète le jour et très active la nuit» (dixit le représentant de la DIREN dans la même réunion ), oblige l'éleveur à être sur le quivive nuit et jour. La venue tardive des agents de l'Etat entraîne une disparition des preuves ce qui ne permet pas un constat des dégâts en bonne et due forme.
Tous ces éléments seront abordés très prochainement par la profession agricole pour aboutir à un dispositif efficace de défense des intérêts des éleveurs avec l'évaluation quantifiée de tous les préjudices subis aussi bien sur le plan génétique, économique et humain. L' ASPP réaffirme sa demande de retrait de l'ourse Franska dans les plus brefs délais.
Qui a dénaturé le vautour fauve ? La sédentarisation de cet animal par le nourrissage a conduit à une surpopulation. Le nourrissage ayant été suspendu, l'animal affamé modifie son comportement, et de charognard, il s'attaque aux bêtes vivantes. De plus en plus.
Hier, dans la Barousse, une vache et son veau, aujourdhui, à Estaing, des dizaines de vautours ont fait dérocher des brebis et les ont dévorées. Deux fois en 15 jours, trop, c'est trop ! Tant pis pour les responsables de la LPO (Ligue de protection des oiseaux) qui continuent à nier à grand frais médiatique cette évidence, mais nous, nous collectons des témoignages, des photos et des films qui apportent la preuve de ce que nous dénonçions depuis 2000. L' ASPP demande la reconnaissance par l'Etat, dès aujourd'hui, des dégâts occasionnés par les vautours et une politique de régulation de sa population (mis en ligne le 10 juillet 2007).

Ours. Ours et élevage : Parlons sérieusement !
Par Alain Reynes, Pays de l'Ours-Adet.
La campagne électorale et ses excès passés, peut-être pouvons-nous maintenant travailler sérieusement sur les questions de fond concernant le pastoralisme et l’ours.
Oui, les prédations de Franska posent des questions. Les prédations répétées d’un ours sont le révélateur de la vulnérabilité du système d’élevage pratiqué. L’ours n’est qu’un facteur minoritaire de mortalité parmi d’autres : accidents, maladies, foudre, prédations … Des mesures existent pour aider les éleveurs à pratiquer un mode de pastoralisme plus cohérent avec les réalités et risques du milieu montagnard : embauche de bergers, chiens de protection, parc de protection…
Non, l’ours ne menace pas le pastoralisme dans les Pyrénées. Chaque prédation de l’ours est indemnisée, augmentée d’une prime de manque à gagner et d’une prime de dérangement. Aucune exploitation n’est menacée économiquement par la présence de l’ours. Entre 1988 et 2000, plus de 30% des exploitations agricoles pyrénéennes ont disparues, et l’ours n’y est pour rien ! L’ours ne doit pas devenir le bouc-émissaire des difficultés économiques de l’agriculture pyrénéenne.

Oui, les moyens de protection sont efficaces. Les moyens de protection encouragées et financées par l’Etat ont montré leur efficacité. Par exemple, un chien de protection permet de faire baisser les pertes par prédations et vols de 92% en moyenne. Le gain dépasse donc de loin les dégâts des ours, car le patou est également efficace contre les autres prédateurs (chiens divagants, renards…) et les voleurs.
Non, l’ours ne menace pas la sécurité des personnes. Depuis onze ans que les premiers ours ont été lâchés, aucun touriste n’a été attaqué dans les Pyrénées. Comme tout grand mammifère, il peut se défendre s’il se sent menacé (ou ses oursons pour une femelle). Un comportement calme et respectueux rend les risques négligeables.
L’ours et les dégâts qu’il provoque ne sont que le révélateur d’une crise agricole profonde.
En 2007, nous n’en sommes plus à lutter contre la nature, mais à concilier les enjeux, selon le principe du développement durable. Il faut travailler ensemble pour assurer dans les Pyrénées un avenir à l’homme comme aux espèces sauvages (mis en ligne le 26 juin 2007).

Ours. Gérard Trémège écrit à Jean-Luc Cazabat
Par Gérard Trémège, maire de Tarbes, candidat aux Législatives.
Gérard Trémège a adressé un courrier à
Jean-Luc Cazabat, Président des Jeunes Agriculteurs des Hautes-Pyrénées, à propos des dépradations de l'ours dans les Pyrénées. Voici ce courrier : "Monsieur le Président, J’ai pris connaissance de votre communiqué par lequel vous préconisez le retrait de l’ourse Franska qui créée depuis son introduction forcée des dégâts considérables pour les éleveurs au niveau du massif du Pibeste et de l’Estibette.
Cette situation plus que préoccupante m’avait été signalée très tôt par le Maire de Saint-Pé-de-Bigorre, Conseiller Général, mon ami Bruno LEPORE et j’étais intervenu alors auprès de Nicolas SARKOZY, Ministre de l’Intérieur et candidat à l’Election Présidentielle pour que la demande légitime que vous formulez aujourd’hui soit prise en considération.
Le comportement de prédation de cet animal est manifestement anormal. En conséquence je m’engage, si je suis élu, à rencontrer Alain JUPPÉ pour lui demander le retrait immédiat de l’ourse Franska.
Vous assurant de mon soutien plein et entier et de mon souhait profond de voir revenir le calme dans nos montagnes, Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de mes sentiments bien sincères et très cordiaux. Gérard Trémège" (Mis en ligne le 14 juin 2007).

 

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