| Dossier
- L'ours dans les Pyrénées
23
avril 2004, Préfecture. Après les attaques
de troupeaux
Un
collier
pour Papillon
L'ours
qui se promène sur le secteur de Luz-Saint-Sauveur sera bientôt
équipé d'un radio-émetteur afin de permettre
un meilleur suivi de l'animal. Il pourrait s'agir de Papillon, vieux
mâle pyrénéen autour de nombreuses prédations.
Depuis juin 2001, la présence d’un
ours de souche pyrénéenne est régulièrement
signalée sur un secteur s’étendant du Hautacam
aux environs de Luz-Saint-Sauveur en Hautes-Pyrénées.
Cet ours a été responsable de nombreuses attaques
sur les troupeaux en 2003 : la mort de 70 animaux (brebis et agneaux)
lui est attribuée et a fait l’objet d’une compensation
financière de l’État au titre des dommages d’ours
(dans 60 cas, la responsabilité de l’ours est certaine,
dans 10 cas la compensation a été attribuée
au bénéfice du doute). Cette augmentation des prédations
d’un ours sur des troupeaux domestiques par rapport aux années
précédentes a déjà été
observée dans le passé. Ce phénomène,
auquel les éleveurs sont très sensibles, est amplifié
par le fait que, sur le secteur de Luz, où les ours ont disparu
depuis plusieurs décennies, les troupeaux ne sons pas gardés.
Des signes de comportements familiers de cet ours
avaient été notés en avril 2003. Par mesure
de sécurité, l’État avait alors décidé
de procéder à son effarouchement. Des tirs à
l’aide de balles plastique ont donc été effectués
en mai et juin. Depuis, aucune manifestation de ce type n’a
été à nouveau observée.
L’équipement télémétrique
de l’ours de Luz a été décidé
fin mai 2003. Il n’a pu être réalisé en
2003, car la période où les tentatives de capture
ont été effectuées était peu propice.
L’été comme l’automne sont des saisons
à grande disponibilité en nourriture pour l’ours
(ovins en pacage libre, présence de faines ou de glands en
forêt), ce qui détourne l’ours des appâts
utilisés pour l’attirer vers les pièges.
L’autorisation nécessaire a été
reconduite conjointement par les ministres en charge de l’agriculture
et de l’environnement le 16 février 2004. Depuis le
17 février, les pièges ont à nouveau été
tendus chaque fois que les conditions climatiques le permettaient.
Une équipe, coordonnée par l’office national
de la chasse et de la faune sauvage avec l’appui de partenaires
tel que le parc national des Pyrénées, les fédérations
des chasseurs et l’office national des forêts, a été
présente sur le site jour et nuit.
Après 11 mois d’efforts, dans la nuit
du 22 au 23 avril 2004, l’ours du secteur de Luz a été
attrapé à 23 heures. Il a fini par poser sa patte
au milieu du piège, un lacet coulissant de 25 cm de diamètre.
Les alarmes se sont déclenchées. L’équipe
de terrain, basée non loin de là, est intervenue immédiatement
pour l’anesthésier à l’aide d’un
fusil hypodermique puis le transporter dans une cage. Les examens
de l’animal ont été fait (prélèvement
sanguin, analyse d’empreinte, prélèvement de
fèces, d’une dent…..). L’animal pèse
128 kg. Sa dentition, son poil montrent qu’il s’agit
d’un ours âgé, de plus de 20 ans (l’espérance
de vie d’un ours se situe entre 20 et 25 ans). L’hypothèse
est forte selon laquelle l’ours de Luz pourrait être
le vieux mâle Papillon d’origine locale, qui fréquentait
auparavant le Béarn. Ses dimensions d’empreinte de
pattes correspondent en effet à celles de cet ours. Le vétérinaire
de garde a rejoint l’équipe sur place à minuit
et demi et a procédé à l’intervention
chirurgicale pour placer l’émetteur radio à
l’intérieur de l’abdomen de l’animal. L’ours
a également été équipé d’un
collier émetteur. Il sera relâché dés
que son état le permettra et, conformément à
l’autorisation de capture, sur le lieu même de cette
dernière.
Pendant les 4 jours nécessaire au rétablissement
d’un comportement normal de cet animal, il est demandé
de ne pas pénétrer dans la zone de capture.
Pendant les 24 heures qui suivent ce relâcher,
l’animal est localisé toutes les 4 heures. Au cours
des jours qui suivent, une localisation par jour sera effectuée,
puis c’est un suivi routinier avec des localisations plus
espacées qui se mettra en place (3 localisations par semaine).
Ce suivi par télémétrie ne
résoudra pas à lui seul le problème des prédations.
La mise en place d’une protection pérenne des troupeaux
est pour cela nécessaire. Il pourra contribuer cependant
:
- à permettre une protection temporaire des
troupeaux notamment par l’intervention des gardiens itinérants
de l’équipe technique ours. Ces derniers peuvent apporter
leur soutien pour la surveillance nocturne des troupeaux lorsque
ceux-ci sont regroupés.
- à être plus efficace pour effectuer un effarouchement
avec tir de balles plastiques, opération réalisée
dans des circonstances particulières (ours familier…)
La conservation de l’espèce Ours Brun
dans le massif pyrénéen relève d’engagements
internationaux. Les Pyrénées sont la seule région
de France où des ours vivent encore aujourd’hui. L’histoire
des Pyrénées est fortement marquée par leur
présence, comme elle est marquée par une activité
pastorale vigoureusement enracinée.
Tout un dispositif financier et technique est disponible
pour soutenir les activités pastorales, l’équipement
télémétrique décidé par l’Etat
participe de ce dispositif. De la concertation peuvent naître
d’autres idées, et la mise en œuvre de nouveaux
moyens. Le comité « pastoralisme et gestion de l’espace
montagnard » des Hautes-Pyrénées a été
réuni à cette fin le 15 mars dernier.
Des images de la capture et du lâcher de l’animal
seront disponibles dans les meilleurs délais auprés
du service communication de la préfecture des Hautes-Pyrénées.
Communiqué
: Préfecture des Hautes-Pyrénées / Service
Communication.

16
juillet 2007, Tarbes. Les parlementaires saissent
N. Sarkozy. L'article.
14 juillet 2007, Tuzaguet. Une battue à blanc
! L'article.
12 juillet 2007, Tarbes. Des brebis mortes
devant la Préfecture. L'article
& la vidéo.
10 mai 2007, Estaing.
L'ours provoque de nouveaux dégâts.
L'article.
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