Dernière mise à jour: le 16 juillet 2007

Dossier - L'ours dans les Pyrénées

16 juillet 2007, Département. Parlementaires et élus mobilisés

"La sécurité est en jeu !"

Parlementaires et Conseillers généraux se sont réunis en urgence pour réagir aux dégâts provoqués par l'ourse Franska. Ils veulent que l'Etat prenne une décision en urgence pour la sécurité des personnes, et l'image du département. Ils ont décidé de saisir le Président de la République Nicolas Sarkozy.

Autour de la table de réunion, des parlementaires tous issus de la montagne. François Fortassin, sénateur et conseiller général de la Barousse. Josette Durrieu, sénatrice et conseillère générale de Saint-Laurent de Neste, là même où des passants auraient aperçu l'ours en milieu de semaine. Chantal Robin-Rodrigo, députée du secteur Tarbes, Lourdes et Vallées des Gaves, où se promène régulièrement Franska. Avec eux, des conseillers généraux de la montagne et de la plaine venus soutenir l'action des élus nationaux.
Car, ensemble, ils ont décidé de saisir le Président de la République, Nicolas Sarkozy. "Nous avons saisi le Président sur ce qui devient totalement ridicule : Franska et ses dégâts qu'elle provoque. Les éleveurs et les populations sont excédés. Nous avons une contre publicité pour notre département. Et les pouvoirs publics ne bougent pas ! Nous voulons attirer l'attention du Président de la République pour la retirer de toute urgence et ne pas la relâcher dans un autre biotop. Ca mettrait le feu aux poudres dans nos vallées !", explique le sénateur et président du Conseil Général des Hautes-Pyrénées, François Fortassin.
Outre les dégâts provoqués par l'animal importée de Slovénie, c'est son maintien dans les Pyrénées qui provoque la colère des parlementaires hauts-pyrénéens. "C'est de la pure provocation de dire qu'il faut enlever Franska de la plaine pour la remettre en montagne. Nous demandons la capture immédiate de Franska et nous exigeons que le Président de la République prenne cette affaire en main", ajoute Chantal Robin-Rodrigo.

La sécurité des habitants en jeu ?
Le problème de la sécurité publique est également revenue dans ce dossier. Pour les élus, il y a un réel danger. "Franska était l'autre jour à 200 mètres de chez moi. C'est de l'irresponsabilité politique de la laisser ou de la mettre ailleurs. On la fait courrir en pensant que le danger est mieux à côté que chez soi. Nous demandons aux responsables de la sécurité publique d'assumer ! Nous avons l'immédiat comme échéance car il va y avoir du monde dans nos montagnes avec le Tour de France. Comment voulez-vous qu'un pépin n'arrrive pas...", commente la sénatrice Josette Durrieu. "Et ce n'est pas non plus la meilleure communication pour le département. Dans les zones où Franska s'est baladée, nous ne voyons pas un chat le soir..."

Une contre publicité pour les Hautes-Pyrénées...
Pour Michel Pélieu, les actions des éleveurs pourraient se multiplier. Quitte à sacrifier une année d'efforts et d'investissements. "Quand un éleveur voit son troupeau tué et mutilé, je comprend les gens qui vont réagir au passage du Tour de France. Ils vont essayer de profiter du passage à un endroit sensible pour se faire remarquer. Pour nous, qui organisons cet évènement, c'est un gâchis énorme. Nous travaillons depuis un an à l'organisation et tout risque d'être occulté parce que l'ours prend le dessus. L'an dernier, déjà, il avait fallu négocier avec Jean-Marie Le Blanc (alors directeur du Tour de France, ndlr) pour que les éleveurs puissent avoir une prise de parole avant le départ du Tour", rappelle Michel Pélieu, conseiller général du Louron. "Chez moi, c'est la première fois que le Tour de France va passer dans la vallée de la Barousse. Il faut comprendre que les éleveurs prennent un évènement qui a de la résonnance", ajoute le président François Fortassin.
D'après Henri Forgues, les réservations dans les centrales des Hautes-Pyrénées seraient en chute pour les secteurs qui reçoivent la visite de Franska. Les gîtes et les chambres d'hôtes situées près des chemins de randonnées et des sentiers de balade seraient boudés de peur d'y rencontrer l'ours au détour d'un buisson.

Reportage : Pyrénéesinfo / Eric Bentahar.
Photos : PyrénéesinfoImages / E. B.

14 juillet 2007, Tuzaguet. Une battue à blanc ! L'article.
12 juillet 2007, Tarbes. Des brebis mortes devant la Préfecture. L'article & la vidéo.
10 mai 2007, Estaing.
L'ours provoque de nouveaux dégâts. L'article.
23 avril 2004, Luz. Un collier pour Papillon. L'article.

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