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25
août 2007, Tarbes. Un soldat du 1er RHP
tué en Afghanistan
Décès du Hussard
Stéphane Rieu
Le
Brigadier-Chef Stéphane Rieu est mort, jeudi 23 août
2007, sur une petite route d'Afghanistan. Soldat au 1er Régiment
de Hussard Parachutiste, ce Tarbais laisse une compagne et deux
petites filles. Le Ministre de la Défense sera présent,
lundi, à l'hommage officiel du Quartier Larrey et de la Ville.
Mort
pour la France. Le Brigadier-chef Stéphane Rieu est mort,
le jeudi 23 août 2007, lors d'une mission en Afghnanistan.
Ce soldat émérite du 1er Régiment de hussard
parachustiste participait à la surveillance d'un convoi humanitaire
quand le véhicule blindé léger qu'il commandait
s'est retourné, sur une petite route à la sortie de
Shakar Darreh. Stéphane Rieu a été éjecté
du véhicule et blessé gravement.
Le Maréchal des Logis Sans, qui commandait la patrouille,
a tenté de lui porter les premiers secours ; mais le brigadier-chef
tarbais est mort à l'hôpital militaire français
de Kaboul où il avait été transporté
par hélicoptère. Un simple accident de la route qui
endeuille la mission française en Afghanistan.
Au quartier Larrey, à Tarbes, siège du 1er RHP, l'émotion
est grande. Stéphane Rieu était unanimement apprécié.
"Sa disparition brutale plonge sa famille, ses parents
et ses proches dans la douleur et la peine et atteint de plein fouet
les hussards parachutistes qui perdent en mission opérationnelle,
un frère d’arme apprécié, rayonnant et
reconnu pour ses multiples qualités de cœur et son engagement
permanent au service des autres", explique le communiqué
de presse du 1er RHP.
En
mission de cinq mois
La mission du bataillon de Stéphane Rieu devait s'achever
dans quinze jours, après cinq mois passés au maintien
de la paix en Afghanistan (voir ci-dessous). A 30 ans, le brigadier-chef
avait déjà effectué cinq missions en extérieur
et passé dix années à servir la France au sein
du 1er RHP. Il laisse derrière lui une compagne et deux filles,
âgées de 5 et 1 ans.
Le corps sera rapatrié à Tarbes dimanche soir. Une
veillée sera organisée pour les proches au sein du
Quartier Larrey, dans la salle d'honneur, dans la nuit de dimanche
à lundi. Le Ministre de la Défense, Hervé Morin,
sera présent lundi 27 août 2007 pour rendre un dernier
hommage au soldat lors d'une cérémonie officielle
dans la cour d'honneur du Quartier.
La rédaction de Pyrénéesinfo présente
ses plus sincères condoléances à la famille
et aux soldats du 1er Régiment de hussards parachutistes.
+
d'infos. La
mission en Afghanistan
L’opération PAMIR est la principale composante
française de la Force Internationale d’Assistance à
la Sécurité (FIAS) de l'OTAN en Afghanistan. Ce sont
près de 600 militaires qui composent le bataillon français
de la FIAS, implanté dans le camp multinational de Warehouse
à l’est de Kaboul. Armé principalement par des
unités de la 11e brigade parachutiste de Toulouse, il prend
la forme d’un groupement tactique interarmes comprenant un
état-major tactique armé par la 11e brigade parachutiste
de Toulouse, un escadron d’éclairage et d’investigation
du 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes, une
unité de commandement et de logistique du 1er régiment
de chasseurs parachutistes de Pamiers, une compagnie d’infanterie
du 1er régiment de chasseurs parachutistes, un détachement
du 17e régiment de génie parachutiste de Montauban.
La mission du bataillon français est d’assurer quotidiennement
un contrôle de zone des quartiers nord de la ville et des
plaines du nord de la région, la plaine de Shamali et celle
de la Deh Sabz.
Depuis
le 19 avril 2007, le 1er escadron du 1er RHP est engagé en
Afghanistan dans le cadre du XVIe mandat de l’opération
PAMIR. Subordonné au 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes
qui constitue la base du bataillon français, l’escadron
qui traditionnellement sert sur ERC 90 SAGAIE, a basculé
sur une structure VBL pour former l’Escadron de Recherche
et d’Investigation (ERI). L’adaptabilité
reconnue des cavaliers a beaucoup contribué au succès
de cette mutation. L’escadron s’est donc préparé
dans plusieurs domaines dont la technique en premier lieu. De nombreux
hussards ont ainsi reçu une formation de spécialité
de tireur MILAN, de secourisme ou de transmission de manière
à ce que chacun connaisse et maîtrise son nouvel environnement
et l’ensemble des réactions individuelles requises.
Dans le domaine tactique ensuite, l’accent a été
mis sur le travail de la patrouille, considérée comme
entité de base sur ce théâtre, autonome et mobile.
Apprendre à travailler avec des interprètes, avec
des nations étrangères, dans une autre langue, rédiger
un INTSUM, monter un dossier d’objectif sont autant de domaines
à découvrir puis à maîtriser. Une mise
en condition opérationnelle du niveau unité élémentaire
a donc eu lieu en février pour parfaire l’apprentissage
et l’acquisition de tous ces savoir-faire. La connaissance
du pays n’a pas été négligée puisque
chacun a été sensibilisé aux ethnies, aux coutumes,
à la politique ou encore à la géographie afghanes.
C’est enfin vers le domaine de la résistance physique
et morale que l’instruction a été tournée
: réaction en situation de stress ou simplement mise à
l’épreuve en état de fatigue avancée.
Dans
le cadre de sa mission de contrôle de zone, le recueil du
renseignement constitue le cœur de l’action de l’escadron.
Qu’il soit d’ambiance ou d’environnement, il se
fait exclusivement en mode ouvert. Les pelotons et les patrouilles
sont des capteurs qui recueillent l’information de manière
brute. Le capitaine et son adjoint l’analysent, la recoupent
et formulent les besoins en renseignement. Les moyens pour agir
: 3 pelotons de combat de 24 hommes chacun, une section d’infanterie
détachée du 1er RCP et un peloton de commandement
et de logistique composent l’ERI. Au total ce sont 120 hommes,
31 VBL et 4 VAB qui composent l’escadron. La patrouille (2
VBL, 6 hommes), pion de manœuvre essentiel, est l’outil
le plus utilisé et le plus adéquat pour remplir ces
missions de renseignement et d’assistance. Autonome, elle
est généralement commandée par un sous officier
ou un brigadier chef ancien. Mobile, elle passe souvent là
où d’autres rebroussent chemin.
Acquérir
le renseignement se fait de différentes manières :
par la patrouille classique, tout d’abord, pendant laquelle
des entretiens avec les responsables locaux ou des sources d’information
identifiées sont systématiquement préparés,
menés puis analysés. Par les nomadisations de plusieurs
jours ensuite, qui permettent d’obtenir une meilleure assise
auprès de la population. Par l’activation de points
d’observation enfin : de jour et surtout de nuit, les patrouilles
s’infiltrent, surveillent et renseignent sur des objectifs
définis (habitations, axes, points de passage obligés),
puis s’exfiltrent.
Cette
présence essentielle sur le terrain est confortée
par l’action combinée des actions civilo-militaires.
La coopération interarmes voire interarmées (avec
le détachement CARACAL de l’armée de l’air
entre autre) donne une plus-value certaine au travail accompli sur
le terrain. Le travail conjoint, qu’il se fasse avec les forces
de police afghanes ou avec l’armée nationale afghane,
est aussi inscrit dans les prérogatives de l’unité
élémentaire. La France à travers l’ISAF
s’est en effet engagée à soutenir les forces
locales de sécurité et de défense.
C’est
dans un cadre particulièrement éprouvant et stressant,
qu’évoluent tous les jours les hussards et chasseurs
parachutistes. Eprouvant par la rudesse du climat et de la géographie.
Les températures frôlent parfois les 60°C dans
les véhicules en été. Le relief représente
lui aussi une épreuve en particulier pour les pilotes qui
doivent faire preuve d’encore plus de dextérité
et d’attention, mais également pour les machines dont
la mécanique souffre de ces conditions. Stressant ensuite
par la menace constante que représente le risque terroriste.
Le spectre d’un IED (Improvised Explosive Device) sous toutes
ses formes (engins explosifs sur le bord des routes, suicide bomber,
voitures piégées) est omniprésent et pesant.
Enfin, l’environnement multinational, bien qu’essentiel
et enrichissant, complique la donne: turcs, britanniques, allemands,
belges, américains, norvégiens, portugais, bulgares,
italiens… sont autant de nations représentées
avec lesquelles il faut travailler et savoir composer lors d’actions
conjointes.
Reportage
: Pyrénéesinfo/Eric Bentahar, avec le Service Communication
du 1er RHP (Lieutenant Jérémy Naegel)
Photos © DR-1er RHP.

13
août 2007, 35e RAP. Changement de commandement.
L'article
& la Vidéo.

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