Tout au long de l’année, l’association Remue-Méninges propose ses rendez-vous culturels et artistiques au café du village d’Anères. Mais dès que le printemps s’installe, alors que la Croisette s’active de paillettes et de starlettes, le petit village du pays des Nestes ouvre son festival du cinéma.
Depuis ce mercredi, les films mythiques de l’histoire du cinéma français et international revivent sur les écrans d’Anères. Ce jeudi 21 mai 2015 dès 21 heures, La jeune fille au carton à chapeau sera projeté pour découvrir ce film soviétique de 1927. Charlie Chaplin sera à l’honneur du vendredi 22 mai 2015, avec trois films burlesques à découvrir dès 12 heures : Crazy like a fox, L’Emigrant, et La maison démontable, datant de 1917 à 1926. Des copies restaurées qui permettront de redécouvrir l’univers artistique du célèbre Charlot. Puis dès 14 heures, place au fantastique avec Balaoo, un film de 1913 signé Victorin Jasset. Après la deuxième partie du Tour de France par deux enfants (1923), place au film d’André Sauvage dès 21h30 « Etudes sur Paris (1927). Et comme pour tous les films muets projetés, l’illustration sonore sera proposée en direct dans la salle de cinéma, grâce aux musiciens présents.
Le festival se poursuivra samedi dès midi avec la programmation burlesque, à 14 heures avec le Lion des Mogols, à 17 heures avec Une page folle (Japon, 1926), puis Asphalte (Allemagne, 1929) dès 21h30.
Dimanche dès 12 heures, Charlie Chaplin sera de retour avec quatre cours métrages des années 20, suivi à 14 heures de L’Homme fort (Pologne, 1929), à 17 heures La ligne générale (URSS, 1929), et à 19 heures Rue des âmes perdues (Grande-Bretagne, 1929).
Mais il n’y a pas que du cinéma au festival d’Anères. La musique sera aussi présente à 19 heures chaque soir avec un concert : Wally (jeudi) Annick Cisaruk (vendredi), Djim Radé (samedi), mais aussi l’Ensemble vocal de la Neste samedi à 21h30 et Mimile et les Ramulots dimanche à 22 heures.
Une belle façon ludique et festive de redécouvrir tous les chefs d’oeuvres oubliés, dans des versions restaurées grâce à des passionnés du septième art.
Pyrénéesinfo, Eric BENTAHAR.



